Le Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes de la Côte-Nord, le CAAP, a enregistré 218 demandes de consultation individuelles au cours de la dernière année financière, un nombre en baisse de 15%.

Parmi ces demandes d’aide, qu’il s’agisse de plaintes médicales ou de signalements pour maltraitance, 45% avaient débouché sur des recommandations ou des mesures coercitives.

L’organisme sans but lucratif, qui est financé annuellement par le ministère de la Santé et par la Société d’habitation du Québec à la hauteur de plus de 400 000 dollars, a pour mission de soutenir les usagers du réseau de la santé et des services sociaux et les locataires de résidences privées pour aînés qui souhaitent connaître ou faire valoir leurs droits auprès de la commissaire aux plaintes.

Dans les motifs d’insatisfaction reçus par le Centre d’assistance, 70% des usagers invoquaient leur droit de recevoir des soins médicaux adéquats ou se disaient lésés dans leur volonté d’être traités avec courtoisie, équité et compréhension.

Ce sont les femmes qui, le plus souvent, ont recours aux services du CAAP.

La directrice générale du Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes, Véronique Morneau, indique que la baisse des demandes n’est qu’apparente; elle croit que les résidents en RPA par exemple ne connaissent pas suffisamment les recours auxquels ils ont droit.

En ce sens, Véronique Morneau déplore qu’un projet de règlement publié dans la Gazette officielle aura pour conséquence de privilégier la rentabilité des résidences pour aînés en perte d’autonomie au détriment de la sécurité et de la qualité de vie des locataires.

En effet, Québec entend supprimer l’obligation pour les préposés aux bénéficiaires de suivre une formation de 180 heures qui sera désormais limitée à 14 heures, afin de réaliser des économies annuelles de sept mille dollars par résidence.

La directrice souligne que les réalités de la Côte-Nord ne sont pas différentes de celles que l’on retrouve ailleurs.