Après l’allemande Hy2gen, une autre entreprise se dit intéressée à produire de l’hydrogène et de l’ammoniac verts à Baie-Comeau.

L’entreprise norvégienne Fuella a participé le 20 mai dernier à la signature d’une entente de coopération stratégique avec les ports de Baie-Comeau et de Rotterdam aux Pays-Bas en vue de développer un projet ambitieux d’un milliard de dollars dans la baie des Anglais, redésigné pour l’occasion la Baie des Energies, et que le Port de Baie-Comeau entend développer pour du long terme.

Fuella et ses deux partenaires veulent établir à cet endroit un écosystème industriel dans le domaine de l’énergie propre afin de soutenir la transition des entreprises transatlantiques vers des solutions à plus faible empreinte carbone.

L’entente a été officialisée à Rotterdam dans le cadre du World Hydrogen Summit.

La coopération entre le Québec et les Pays-Bas s’accroît d’année en année dans le domaine énergétique puisque le Port de Rotterdam est considéré comme un leader mondial de la transition énergétique et il apporte son expertise dans le développement de marchés.

Rotterdam pourrait ainsi renforcer la portée mondiale du projet de Fuella tandis que le Port de Baie-Comeau agirait comme moteur du projet de Baie des Energies, en collaboration avec le milieu économique.

La présidente-directrice générale du port, Karine Otis, indique que son équipe se donne la prochaine année pour laisser Fuella monter son plan d’affaires et l’accompagner dans son projet.

Pour sa part, Fuella dans son énoncé indique qu’elle aura besoin de 250 mégawatts d’électricité pour s’implanter à Baie-Comeau.

Si son projet allait de l’avant, des centaines d’emplois directs seraient créés pour le fonctionnement de l’usine et des milliers pour la période de construction.

La production visée est de 200 000 tonnes d’ammoniac chaque année à partir de 2032.

Rappelons que Marinvest Energy envisage aussi de développer un terminal de gazoduc dans la baie des Anglais, mais l’avancement de ce projet est encore à l’état embryonnaire.

Cependant, à cet égard, Karine Otis souligne que son organisation considère les projets de toutes les entreprises, même s’il s’agit d’énergies fossiles.