Le Québec a une place à prendre en réponse à la demande mondiale pour les minéraux critiques et la solution passera en partie par le port de Baie-Comeau.
La présidente-directrice générale de la Corporation du port, Karine Otis, a été éloquente à ce sujet, lors d’un panel de présentation devant 80 membres de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan vendredi midi, en compagnie de deux économistes.
Le monde est actuellement en changement : la dépendance de l’Europe face aux énergies russes et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient sont à l’avantage du Canada.
Le pays, selon Karine Otis, devra augmenter ses exportations tandis que des projets d’énergies vertes – mais aussi quatre projets miniers – sont en développement au nord de Baie-Comeau, dont un avec Norderra.
Madame Otis rappelle que la région de Baie-Comeau a plusieurs atouts en sa faveur, dont sa position maritime, sa proximité avec les ressources stratégiques et ses capacités électriques et bientôt éoliennes, puis l’espace foncier.
L’alliance du port local avec celui de Rotterdam aux Pays-Bas fournit également une expertise pour les projets de positionnement international.
Quel rôle devrait jouer le port de Baie-Comeau dans l’économie de demain?
L’économiste Francis Gosselin confirme l’appétit mondial pour le graphite alors que l’Europe cherche des alternatives à sa dépendance envers les Etats-Unis.
Cependant, certains obstacles pourraient se présenter dans la Manicouagan, comme le déblocage de blocs d’énergie, selon l’ampleur des projets, le manque de capitaux et l’enjeu de la main-d’oeuvre.
Une représentante du mouvement Mères au front s’est invitée durant la période de questions de ce panel de discussions pour signifier son désaccord avec le projet de Kino Aski de Marinvest dans la Baie des énergies.