Partout au Québec, des organismes communautaires tirent la sonnette d’alarme dans le cadre du mouvement « Le communautaire à boutte », dénonçant un sous-financement qui met en péril leurs services.

En entrevue sur les ondes de CIQI 90,3, Marie-Ève Picard, de l’organisme Aide aux travailleurs accidentés, rappelle l’importance cruciale de ces ressources pour de nombreuses personnes vulnérables. Que ce soit pour de l’accompagnement, du soutien psychosocial ou de l’aide dans leurs démarches, ces services sont souvent essentiels.

Or, la situation est devenue difficile à soutenir. « Les équipes sont épuisées et les besoins ne cessent d’augmenter », souligne-t-elle, en insistant sur l’écart grandissant entre les ressources disponibles et la demande sur le terrain.

Le mouvement vise à faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir un financement récurrent, stable et à la hauteur des besoins. Des milliers de travailleuses et travailleurs du milieu communautaire participent à cette mobilisation à l’échelle provinciale.

Dans ce contexte, plusieurs organismes ont choisi de réduire ou de suspendre temporairement certains services jusqu’au début avril. Une façon de démontrer concrètement l’impact du manque de financement et de sensibiliser la population à leur réalité.

Malgré ces interruptions, les intervenants espèrent que cette mobilisation mènera à des engagements concrets pour assurer la pérennité des services offerts à la population.