L’accès des Premières Nations aux études supérieures est passé sous la loupe de l’Observatoire québécois des inégalités.

Une recherche de l’OQI montre que cet accès reste limité et demeure un enjeu majeur pour les autochtones, dont la présence dans les universités est façonnée par une longue histoire de politiques coloniales, mais aussi par leur autodétermination.

L’étude rapporte qu’en dépit la présence accrue des Premiers Peuples dans les établissements d’enseignement supérieurs, des écarts persistent entre étudiants autochtones et non-autochtones en matière d’accès et de persévérance.

La volonté des universités du Québec d’être plus inclusives s’est traduite ces dernières années par des cérémonies d’accueil, des soutiens psychosociaux et la création d’espaces dédiés, mais l’analyse de l’Observatoire indique que ces initiatives sont insuffisantes pour une véritable inclusion.

Une transformation institutionnelle plus radicale est nécessaire, selon l’OQI, pour repenser les études supérieures sur de nouvelles bases.

L’organisme estime que ces changements doivent passer par une remise en question de la culture institutionnelle dominante et une reconstruction du monde académique.