La Ville de Rivière-du-Loup se réserve un droit de préemption sur trois adresses de la défunte entreprise F.F. Soucy.

Une résolution a été adoptée en ce sens lundi soir lors d’une séance extraordinaire. Le conseil municipal se donne donc un droit de regard sur toutes les transactions à venir concernant les quelque 500 000 mètres carrés laissés derrière lors de la récente faillite de la papetière. Loin de vouloir menotter de futurs repreneurs, le maire Mario Bastille estime plutôt que la Ville pourra ainsi aiguiller correctement les investisseurs qui serait intéressés à l’achat des terrains. La Ville bloque aussi, avec ce règlement, toute tentative de spéculation financière sur des terrains à haut potentiel.

« C’est qu’on veut se donner l’opportunité, si jamais il y a des futurs acquéreurs, en fin de compte, d’avoir une offre qui soit faite à la Ville, pour accoter le prix, pour égaler, si on veut, la mise. De notre côté, c’est sûr qu’on a des intérêts à plusieurs terrains qu’il y a là. On sait qu’il y a des terrains sédentaires, on peut penser au gym aussi qui est là. Le but, aussi, c’est que ça reste des projets industriels, pas des acheteurs qui veulent acheter à bas prix pour revendre ça plus cher plus tard », de mentionner Mario Bastille.

 

 

Mario Bastille soutient également que la Ville pourrait être intéressée à faire elle-même l’achat des terrains, un point qui allait être discuté en séance plénière avec les conseillers. Sachant que le parc industriel est actuellement plein et que le dézonage de ses terrains adjacents pourrait s’étaler sur plusieurs années, l’option de voir des entreprises industrielles s’installer dans le secteur occupé par l’ancienne usine devient intéressante aux yeux du maire. Il a également confirmé que deux entreprises, dont une n’aurait rien à voir avec le secteur des pâtes et papier, avaient approché son administration pour signifier leur intérêt pour un potentiel rachat. Ces dernières ont été redirigées vers le syndic en charge des actifs.

« Quand on a reçu la semaine dernière le lot de fournisseurs locaux qui n’avaient pas été payés, c’est encore plus choquant, je vous dirais ça comme ça pour rester dans des termes polis. On a eu deux entreprises qui nous ont fait une approche. On n’est pas syndic, on n’est pas agence d’immeubles, donc on va référer ces gens-là à qui de droit pour pouvoir voir s’ils ont un intérêt », de préciser le maire de Rivière-du-Loup.