La MRC de Manicouagan et Manicouagan Interculturelle ont souligné l’urgence de régionaliser l’immigration et soulignent qu’il s’agit de la meilleure solution pour combler les besoins démographiques de la Côte-Nord… Ils réclament par conséquent des mesures favorables du prochain gouvernement québécois.

Les intervenants de la région s’accordent tous pour dire que les chiffres ne doivent pas masquer les réalités humaines du parcours migratoire de ces gens dont 85% parlent français dès leur arrivée en Côte-Nord et sont presque tous immédiatement au travail et logés.

Chantale Chénard, coordonnatrice de Manicouagan Interculturelle, qui offre le service d’accueil pour les personnes venues d’ailleurs, indique qu’une fois arrivés à Montréal, plusieurs démarches attendent encore les nouveaux citoyens.

De nouveaux défis se présentent à l’organisme devant la complexité administrative exigée des deux paliers de gouvernement où au Québec, il faut souvent attendre deux ans avant d’obtenir un permis de résidence permanente, selon Lysandre Arseneault, responsable des services chez Manicouagan Interculturelle.

Le directeur général de la Chambre de commerce, Antonio Hortas, témoigne que de nombreux postes sont disponibles aux nouveaux arrivants mais que l’obtention d’un permis de travail pour ces derniers est soumise à plusieurs démarches de leur part qui peuvent nuire à leur embauche aux yeux d’un employeur moins patient.

La directrice générale du Cégep de Baie-Comeau, Manon Couturier, a souligné que les élèves d’origine étrangère, dont le nombre est passé de 166 à 138 cette année, viennent enrichir le parcours des autres étudiants et occupent des programmes d’enseignement dans des domaines demandés par le marché du travail, comme en génie civil, en foresterie et en éducation à l’enfance.

Quant à lui, le préfet Guillaume Tremblay estime que Québec et Ottawa doivent tenir compte du contexte particulier de la région dans l’établissement de leurs politiques restrictives.