Le gouvernement Fréchette a adopté en rafale une série de lois la semaine dernière avant la fin de la session parlementaire et parmi celles-ci, une qui compte pour l’industrie forestière, c’est la loi 11.
Celle-ci vise à donner de l’oxygène aux entreprises et dégager des liquidités en vue de préparer une nouvelle réforme pour cette industrie.
Ainsi, les scieries, comme Domtar à Pointe-aux-Outardes, n’auront plus l’obligation de payer une redevance annuelle, ce qui permettra d’injecter environ 20 millions de dollars supplémentaires par année au sein de l’industrie forestière.
Le système de mise aux enchères du bois, instauré en 2013 pour démontrer aux Américains que le bois canadien n’était pas subventionné, est également aboli et l’ensemble des volumes de bois sera attribué annuellement afin d’offrir plus de prévisibilité aux entreprises.
Cette mini-réforme avait été présentée par Jean-François Simard, l’ancien détenteur du ministère des Ressources naturelles et des Forêts, avant que la députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain ne reprenne ce poste.
Nous avons discuté avec la ministre au sujet de ces points de réforme.
Kateri Champagne Jourdain rappelle que ces mesures étaient attendues depuis longtemps par le milieu forestier et que parmi les projets de loi adoptés la semaine dernière, il fallait prioriser celui-ci.
Réaction
Du côté de l’Alliance des communautés forestières, qui est l’organisme porte-parole des industries du Saguenay-Lac St-Jean et de la Côte-Nord, cette « mini-réforme » est un petit pas en avant mais on espère que l’argent promis descende vers les acteurs du domaine forestier.
Ces mesures, selon l’Alliance, ne peuvent encore garantir la pérennité de l’ensemble de la filière forestière québécoise.