La surpopulation de chats errants en Beauce préoccupe les refuges, qui dénoncent le manque d’action de certaines municipalités pour régler la situation.

Valéry Loubier, propriétaire du refuge Ami-maux et du café de chats Chatfé à Beauceville, affirme avoir recueilli 12 chats à Saint-Joseph en une seule semaine. En trois ans, son refuge a réalisé 600 adoptions, un signe selon elle de l’ampleur du problème.

Elle a proposé des programmes à plusieurs municipalités, sans obtenir de réponse favorable. À Saint-Joseph, le conseil municipal a refusé une dérogation permettant aux familles d’accueil de dépasser la limite réglementaire de cinq chats, mais a accordé une commandite de 1000 $ pour une journée de stérilisation.

Les élus estiment que la responsabilité de la gestion des chats errants doit aussi reposer sur les citoyens. À Saint-Victor, neuf signalements ont été enregistrés en un an, entraînant la prise en charge de trois chats au coût de 250 $ chacun.

La SPA Beauce-Etchemins rappelle que la surpopulation féline constitue un problème de longue date et que les chats représentent une grande partie du travail des refuges. Sa directrice générale, Brigit Hamel, préconise la stérilisation, la sensibilisation et la collaboration entre les municipalités et les organismes concernés.

De son côté, Valéry Loubier estime qu’une réglementation provinciale et des programmes de soutien aux municipalités seraient nécessaires pour mieux encadrer la situation.

Source: Le Soleil