Le projet de relance de la Crème glacée basque est mort et enterré.

Le rêve a pris fin peu avant la période des Fêtes. Rejoint par notre service de nouvelles, Luc Bérubé, président de la coopérative Micro-Laiterie des Basques, confirme que les risques étaient devenus trop élevés par rapport aux prévisions de vente. Une récente estimation des coûts du projet s’élevait maintenant à près de trois millions de dollars.

Il ajoute que les coûts de construction d’une usine pour assurer la production ont explosé dans les dernières années, venant ainsi refroidir les ardeurs des artisans de la relance. Des démarches avaient même été amorcées afin de dénicher des partenaires ou des sous-contractants qui auraient pu assurer la production de la crème glacée, mais sans succès. La marge de manœuvre devenait ainsi de plus en plus mince.

Selon Luc Bérubé, qui a dû faire face à de nombreux défis bureaucratiques pendant tout le processus de relance, la nouvelle réalité des consommateurs a également influencé la décision. Ces derniers doivent négocier avec des prix très élevés pour des produits de base. Dans un tel contexte, le fait de mettre sur le marché un produit de niche, dans un univers déjà très compétitif, devenait difficile à supporter.

Rappelons que la Crème glacée basque avait connu du succès lors de sa sortie en 2015. Depuis ce temps, un projet de relance était souhaité par différents intervenants du milieu.