Jean D’Amour croit au projet d’implantation d’une cale sèche à Trois-Pistoles.

L’ancien ministre délégué à la stratégie maritime concède que la réalisation d’un tel projet n’est pas gagnée d’avance. Cependant, il croit au potentiel du milieu et se dit admiratif de l’enthousiasme affiché par le capitaine Jean-Philippe Rioux. Ce dernier sera toutefois confronté à une multitude de défis s’il souhaite concrétiser son rêve.

« C’est une marche dans le désert, parce que c’est long, parce que là, t’es confronté au ministère de l’Environnement du Québec. Pire que ça, t’as le ministère de l’Environnement du Canada, parce que tu joues dans l’eau. Quand M. Rioux parle d’acceptabilité sociale, jamais je croirais qu’il y a une personne qui va se lever dans les Basques pour dire qu’il n’est pas en faveur de ça. Premièrement, c’est un peu notre ADN. Trois-Pistoles, c’est aussi maritime dans la mesure du traversier », de préciser Jean D’Amour.

 

 

Jean D’Amour croit même que le projet pourrait être profitable à la Coalition Avenir Québec, qui a l’ambition de remettre au cœur de ses priorités la stratégie maritime. S’il était encore en politique active, l’ancien député et ministre ne ménagerait pas ses efforts pour faire progresser le dossier dans les bureaux de l’Assemblée nationale.

« Ce projet-là peut être rentable. Et oui, le bateau va pouvoir demeurer à Trois-Pistoles durant l’hiver, mais pendant que le bateau opère, est-ce que ce sera un site qui pourra accueillir d’autres navires pour des réparations, notamment? Moi, je pense que oui. C’est un beau projet qui va coûter cher. Si j’étais encore en politique, j’aimerais être associé à ça. Et là, je crois comprendre que la CAQ tente de ressusciter un peu la stratégie maritime. Bien, voilà une belle occasion », de mentionner l’ancien ministre libéral.

 

 

Rappelons que le projet de cale sèche pourrait nécessiter des investissements de 3,5 à 4 millions de dollars. L’objectif est de réaliser les prochains travaux de l’Héritage 1, prévus pour 2030, à Trois-Pistoles.