Mario Bastille est réticent à l’idée de taxer davantage les citoyens de Rivière-du-Loup pour financer et tenter de réduire le déficit de maintien des infrastructures.

L’option proposée par les ex-ministres Nicolas Marceau et Monique Jérôme-Forget de hausser les taxes municipales des contribuables afin d’assurer le maintien des infrastructures a fait réagir lors des assises de l’Union des municipalités du Québec. Selon eux, les maires doivent assumer leurs responsabilité et taxer davantage leurs citoyens pour entretenir leurs rues et réseaux d’eau en mauvais état. En contrepartie, les deux ex-élus précisent que le gouvernement du Québec doit créer un fonds pour les infrastructures municipales.

Mario Bastille, qui assiste présentement aux assises de l’Union des municipalités du Québec, précise que la situation de Rivière-du-Loup n’est pas aussi dramatique que celle de plusieurs villes et municipalités à travers la province. Le maire assure qu’il n’est pas un adepte de taxer davantage ses citoyens, mais ajoute qu’il doit rester à l’affût.

« C’est sûr qu’on va être attentif si jamais il y a un programme d’aide qui se crée avec le nouveau gouvernement. On verra les conditions, parce qu’il va y avoir des conditions qui vont être attachées à tout ça, mais je pense qu’il faut rester l’esprit ouvert et voir toutes les possibilités pour offrir des services et des infrastructures de qualité à nos citoyens », de préciser Mario Bastille.

 

 

Par ailleurs, Mario Bastille a profité de son passage aux assises de l’UMQ pour nouer des liens avec différents intervenants. Le maire a notamment croisé, pour une deuxième fois en quelques semaines, Karine Boivin Roy, ministre responsable de l’Habitation. Après lui avoir donné son numéro de cellulaire lors du caucus présessionnel de la CAQ au début du mois de mai, le maire a pu ajouter le numéro de la ministre dans ses contacts. Plus que jamais, il est confiant par rapport à une annonce du gouvernement sur le projet de construction de 48 nouveaux logements à loyers modiques devant le Maxi.

« Écoute, je ne pense pas qu’elle ait lu sur ma cocarde, mais elle a nommé mon nom, en tout cas, d’après moi, avant de la lire. Ça fait qu’elle m’a replacé, puis elle m’a dit qu’elle travaillait sur notre dossier, puis là, elle m’a laissé son numéro de cellulaire. Ça fait que j’ai son cellulaire inscrit dans mes contacts. Ça fait que j’ai dit, c’est sûr que je vais vous relancer, puis j’ai hâte qu’on puisse faire une belle annonce à Rivière-du-Loup. On est d’accord pour ça », de confier Mario Bastille.