Les lendemains de la fusion municipale à La Pocatière n’ont pas laissé place à de mauvaises surprises.
Le maire Vincent Bérubé concède qu’il faudra au moins deux ou trois ans avant d’être pleinement fonctionnel. D’ici là, il travaille d’arrache-pied pour s’assurer de répondre aux attentes des populations des municipalités nouvellement fusionnées de La Pocatière, Sainte-Anne-de-la-Pocatière et Saint-Onésime-d’Ixworth.
« J’aime bien dire qu’à chaque jour, il y a toujours des améliorations. Donc, on peut parler de deux ans, voire trois ans, avant de voir tous les impacts positifs que tout ça va amener. Il ne faut pas se mettre de lunettes roses, il y a beaucoup de travail devant nous », d’exprimer le maire de la nouvelle ville fusionnée.
Les élus de la nouvelle ville ont dévoilé plus tôt cette semaine les détails sur les augmentations du compte de taxes. Les citoyens verront leur avis d’impositions augmenter de 80 à 140 $ selon les secteurs. Selon le maire, il s’agit d’une hausse moyenne de 4 %.
« Souvent, quand on a fait des budgets comme ça, on va additionner des départements, des services, des choses comme ça et on va faire les trois ensemble. On peut prévoir qu’il va y avoir une certaine diminution, mais jusqu’à quelle hauteur, comme on dit, il y a souvent des surprises et tout ça. Donc, on a été très conservateurs dans ce budget-là », de dire Vincent Bérubé.
Par ailleurs, Vincent Bérubé refuse de crier « victoire » trop rapidement dans le dossier de la réfection de la piscine de La Pocatière. Le budget de douze millions de dollars n’est pas encore complètement bouclé. Le manque à gagner est à près de 1,1 million de dollars. Le processus d’appel d’offres a néanmoins été lancé la semaine dernière. Vincent Bérubé ne cache pas qu’il espère de bonnes nouvelles, interpellant au passage les grands entrepreneurs en construction de la région du Kamouraska.
« Je serais très heureux de savoir qu’un constructeur du milieu dirait, nous on va faire notre part du marché, puis on va travailler pour aller sauver quelques centaines de milles. Cette situation serait idéale », de mentionner Vincent Bérubé.