La Ville de Témiscouata-sur-le-Lac souhaite clore le dossier de Ginette Bégin le plus rapidement possible.
La question du remboursement des frais juridiques de plus de 21 000 $ de l’ex-conseillère a rebondi, mardi soir, lors de la séance régulière du conseil municipal. Denis Blais, qui a été au cœur du litige, a fait une mise au point. Celui qui a été la cible de commentaires désobligeants, en étant traité de clown alors qu’il occupait les fonctions de maire, a assuré qu’aucune dépense ne sera assumée par la Ville. Ses frais de déplacement ainsi que le paiement d’un repas, qui équivalent à une somme légèrement supérieure à 100 $, seront défrayés par la Commission municipale du Québec.
« Je ne souhaite pas que la Ville conteste le paiement, puisque cette contestation pourrait engager d’autres sommes importantes qui seront probablement supérieures à celles auxquelles nous faisons face déjà. J’invite par contre les législateurs du ministère des Affaires municipales à réfléchir à notre dossier et à ajuster leur loi s’ils le jugent opportun », de mentionner Denis Blais.
La Ville de Témiscouata-sur-le-Lac, par l’entremise de sa directrice générale Chantal-Karen Caron, avait évoqué la possibilité de contester la demande de remboursement de Ginette Bégin. Le maire Christian St-Pierre a toutefois une lecture différente de la situation. Il souhaite tourner la page le plus rapidement possible sur cette histoire.
« Le mandat que je donne au conseil municipal et à l’administration est clair. On règle ce dossier le plus rapidement possible, et après, on n’en parle plus. Moi aussi, je suis très déçu et très choqué de cette facture payée par nos citoyens. Mais l’administration de la Ville a assez perdu de temps avec ces personnes qui n’ont fait que retarder le développement de notre Ville », de dire le maire Christian St-Pierre.
Rappelons que Ginette Bégin a été sanctionnée en février dernier pour avoir enfreint son code d’éthique et de déontologie en se comportant de façon irrespectueuse envers l’ancien maire, Denis Blais, en le traitant de « clown » lors d’une rencontre de travail. Elle a ainsi reçu une pénalité financière de 500 $ à verser à la Ville. L’ex-conseillère a toutefois demandé que sa facture de 21 000 $, reliée à sa défense, soit payée par les contribuables de Témiscouata-sur-le-Lac.