La faillite de l’usine F.F. Soucy aura entraîné de nombreux impacts collatéraux dans la région, mais elle n’aura pas eu raison de la formation en pâtes et papiers offerte au Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l’Avenir.

Selon Benjamin Paradis, directeur de l’établissement d’enseignement à Rivière-du-Loup, la demande est encore forte chez les employeurs afin de dénicher des futurs travailleurs ayant une formation en pâtes et papiers. La récente faillite de l’usine F.F. Soucy ne doit rebuter les jeunes ayant un intérêt pour cette option. Au contraire, le taux de placement des finissants est de 94 %.

« Le secteur est en forte demande. Il y a un taux de placement de 94 % de nos finissants. Il y a seulement deux CFP dans toute la province qui offrent ce cours-là, mais il y a des usines à grandeur de la province qui cherchent des finissants », de préciser Benjamin Paradis.

 

 

Bon an, mal an, des dirigeants de plusieurs usines œuvrant dans le domaine font la route vers Rivière-du-Loup pour séduire les finissants. Ces derniers peuvent espérer travailler, entre autres, dans la confection du carton, du papier hygiénique ou de produits dérivés tels que les tuiles de plafond suspendu. Les options sont donc nombreuses et potentiellement payantes.

« Kruger, Cascades, Résolu et plusieurs autres se déplacent régulièrement à Rivière-du-Loup pour vendre leur usine et attirer nos finissants. On a plusieurs de nos élèves cette année qui viennent du coin du Témiscouata. L’usine Cascades, à Cabano, fait du carton d’emballage. On a aussi une usine à Pont-Rouge qui vient chercher des stagiaires ici chez nous et qui payent leur stage pendant deux semaines. Ils sont logés et nourris », de dire Benjamin Paradis.

 

 

La formation en pâtes et papiers s’étale sur un an. En moyenne, le Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l’Avenir accueille entre six et dix étudiants à chaque nouvelle session. Benjamin Paradis ne craint pas un effet négatif sur la formation avec la récente faillite de l’usine à Rivière-du-Loup.

« Malheureusement, dans l’esprit des gens, quand on parle de la fermeture de F.F. Soucy à Rivière-du-Loup, ils pensent que c’est tout le domaine des pâtes et papiers. Or, ce n’est pas le cas. En fait, dans bien des régions au Québec, c’est même le contraire. Il y en a énormément des usines de pâtes à papiers », d’assurer le directeur du Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l’Avenir.