Hydro-Québec a émis un avis d’interruption de service, ce samedi, au syndic Raymond Chabot.
D’ici la fin du mois de janvier, le courant sera visiblement coupé à l’usine F.F. Soucy. Emmanuel Phaneuf, associé et syndic autorisé en insolvabilité Raymond Chabot, ne cache pas qu’une coupure sera dramatique pour le futur des installations.
« Hydro-Québec, si vous voulez, un gros scoop ce matin, a émis un avis d’interruption qu’on a reçu samedi. C’est préoccupant pour l’intégrité des actifs. Ce n’est pas juste tant qu’à moi, les machines à papier, disons ça comme ça, c’est aussi l’ensemble des produits chimiques qui se trouvent sur place, c’est l’usine, le traitement des eaux », de mentionner Emmanuel Phaneuf.
Emmanuel Phaneuf confirme qu’il a reçu quelques appels depuis la faillite de l’usine de Rivière-du-Loup. Les actifs, qui sont en vente, suscitent de l’intérêt. Le processus de vente pourrait toutefois être long.
« On a lancé un processus d’appel d’offres, qui est un processus standard. Maintenant, je ne peux pas vous dire comment va se terminer le processus. Il est tout chaud. On vient de le lancer. L’objectif, c’est de trouver quelqu’un qui va reprendre le site et, dans le pire des cas, vendre le site en morceaux. Oui, on a eu des appels, mais comme je disais, on vient juste de le lancer », de dire Emmanuel Phaneuf.
Emmanuel Phaneuf confirme également que les cinq créanciers garantis pourront piger en priorité dans les revenus des ventes des actifs. Les 430 créanciers non-garantis pourraient donc ne rien recevoir.
« Au niveau de la redistribution, il y a effectivement un ordre qui est prévu dans la loi. Les premiers à être remboursés, ce sont les créances garanties », de conclure l’associé et syndic autorisé en insolvabilité Raymond Chabot.
Rappelons que les dettes de F.F. Soucy totalisent 94,5 millions de dollars. La fermeture définitive de l’usine touche 190 emplois directs et plus de 430 créanciers