L’un des deux candidats à la chefferie de la CAQ, Bernard Drainville, s’est arrêté à Baie-Comeau cette semaine, alors que la tempête de neige l’a empêché de se rendre à temps à des rencontres à Saguenay.
M. Drainville faisait campagne un peu plus tôt en Gaspésie et a bien voulu répondre à nos questions jeudi matin à notre émission après avoir rencontré les intervenants économiques de la Manicouagan.
Jusqu’à récemment ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ex-ministre de l’Éducation, Bernard Drainville se désigne comme le candidat des régions.
Il a pris connaissance avec les représentants de la MRC, de ID Manicouagan, des élus et du port de Baie-Comeau des projets d’envergure annoncés, tels Hy2gen et MarineVest, et dit croire en l’importance de la position stratégique de Baie-Comeau sur le plan énergétique.
Monsieur Drainville se dit à priori favorable au projet de gaz naturel liquéfié de MarineVest Energy à condition que la société civile le voit comme acceptable.
Tandis que son adversaire, Christine Fréchette, réclame le retour du PEQ, le Programme de l’expérience québécoise, pour faciliter la permanence des personnes immigrantes, Bernard Drainville parle plutôt de droits acquis qu’il consentirait seulement aux travailleurs de la santé, de l’éducation et des secteurs de la construction et du manufacturier.
Quant à la question d’un pont au-dessus de la rivière Saguenay, Bernard Drainville reconnaît l’importance du dossier mais affiche une certaine prudence.
Il rappelle qu’il ne veut rien promettre dans le simple but d’obtenir des votes.
Le candidat entend plutôt privilégier les projets de réfection d’hôpitaux et d’écoles s’il devenait premier ministre.