Une quarantaine de citoyens du district St-Georges à Baie-Comeau ont occupé la salle du conseil municipal lundi soir dernier pour demander des réponses aux élus concernant la carrière de pierres des Entreprises Jean Fournier.

Ceux-ci se disent incommodés par la poussière de silice et les fortes vibrations qui se dégagent, des suites de chaque dynamitage opéré depuis plusieurs années par l’entrepreneur général à quelques centaines de mètres de leurs résidences.

La porte-parole du groupe, Valérie Gagnon, a porté à l’attention des élus un article du journal Le Manic pour lequel l’agent aux communications à la municipalité, Pierre-Olivier Normand, avait déclaré qu’aucune plainte n’avait été déposée, ce qui a finalement été démenti.

Un autre citoyen du quartier, Alain Bérubé, a amené une ancienne correspondance du directeur général, François Corriveau, attestant que de nombreuses plaintes concernant l’intensité des explosions avaient été présentées à la Ville… en 2012.

Le maire Michel Desbiens a répliqué aux citoyens que les leviers pour que la municipalité intervienne auprès de l’entreprise étaient quasi inexistants puisque ce type de problématique relève plutôt du ministère de l’Environnement.

Le maire a suggéré au pire que les citoyens intentent un recours collectif à l’endroit de l’entreprise.

Michel Desbiens n’a pas voulu monter un château de cartes aux citoyens, préférant leur répondre avec sa franchise habituelle, en indiquant qu’aucun terrain n’est disponible si l’on voulait déménager la carrière.

Il se dit prêt à rencontrer de nouveau les citoyens.

Par ailleurs, les gens présents semblaient contents du travail accompli par le conseiller de quartier, Marc Rainville, en ce qui les concerne, puisque celui-ci les avait réunis le 4 août afin d’écouter leurs doléances et en faire un rapport à ses collègues au conseil municipal.

Si les interventions se sont avérées courtoises pendant l’heure qu’il a fallu pour la période de questions, l’avocat Christian Maltais a été plus émotif au micro, en reprochant aux élus de ne pas chercher suffisamment de solutions à un problème qui affecte grandement ses voisins.