Même si une entente a récemment été conclue pour mettre un terme à la grève opposant les travailleurs et l’employeur du Camping Rivière-Ouelle, les tensions seraient encore vives.
Selon le syndicat, deux membres seraient actuellement en arrêt de travail, deux fins d’emploi seraient contestées et de nouvelles plaintes se seraient ajoutées à celles déjà déposées. Par ailleurs, un rapport d’enquête du ministère du Travail, récemment déposé, conclut que onze personnes auraient contrevenu à certaines dispositions du Code du travail durant la grève de 33 jours de l’été passé au Camping Rivière-Ouelle.
Dès le début du conflit le 3 juillet dernier, le syndicat avait dénoncé la présence de personnes effectuant des tâches normalement confiées aux salariés en grève. Ces craintes ont finalement été confirmées avec le dépôt du rapport d’enquête. Dans celui-ci, il est indiqué que plusieurs résidents saisonniers auraient notamment accompli ce type de travail. Deux membres du conseil d’administration du camping figurent également parmi les personnes visées par les conclusions des enquêteurs.
Le conseiller syndical Frédéric Morin affirme que la situation aurait persisté jusqu’à la fin du conflit, malgré l’intervention du ministère. Le syndicat estime qu’une vingtaine de personnes auraient agi comme briseurs de grève.
Le Tribunal administratif du travail devra maintenant se prononcer sur la situation. Une première audience est prévue le 15 octobre.