La Fédération des chambres de commerce du Québec et la Chambre de commerce et d’industrie de la MRC de Montmagny saluent les assouplissements apportés par Ottawa au Programme des travailleurs étrangers temporaires. Le prolongement de certains permis à deux ans et la réduction des délais de traitement devraient faciliter la gestion de la main-d’œuvre dans les entreprises.
Le président de la CCIM, Mathieu Labrecque, également copropriétaire du Restaurant À La Rive, souligne que les délais de renouvellement des permis créent de l’incertitude pour les employeurs. Les entreprises investissent du temps et des ressources pour former leurs employés étrangers et souhaitent pouvoir compter sur eux à plus long terme.
La présidente-directrice générale de la FCCQ, Véronique Proulx, rappelle que la pénurie de main-d’œuvre demeure un frein important à la croissance des entreprises. Elle estime que le programme répond à des besoins qui ne peuvent être comblés par la main-d’œuvre locale.
L’importance de ces changements ressort également d’un sondage réalisé en janvier par la FCCQ et les chambres de commerce. Les entreprises touchées anticipaient des pertes moyennes de 2,2 millions de dollars d’ici 2028 si les règles n’étaient pas assouplies. Déjà, 36 % d’entre elles avaient refusé ou annulé des contrats, tandis que 32 % avaient abandonné des projets d’investissement et autant avaient réduit leur production.
La FCCQ et la CCIM souhaitent également revoir les critères d’accès au programme avec le gouvernement du Québec. Elles jugent que les limites géographiques utilisées actuellement ne tiennent pas toujours compte de la réalité des entreprises régionales.