La trentaine de propriétaires dont la résidence se situe près du réaménagement de la route 293 à Notre-Dame-des-Neiges sont exaspérés.

Le projet de réaménagement des courbes dangereuses leur cause des maux de tête. Linda Létourneau, qui fait partie des citoyens touchés par les éventuels travaux, nage dans le mystère depuis 2008. Pendant un bon moment, elle pensait que les coûts du prolongement de l’aqueduc allaient être assumés par le ministère des Transports.

La résidente est donc tombée de haut, au cours des dernières semaines, en prenant connaissance de la facture salée qui allait découler des travaux. En cumulant les coûts du prolongement de l’aqueduc et du raccordement au réseau d’égout, son compte de taxes aurait grimpé de près de 5 000 $ par année pendant 20 ans.

« Mon compte de taxes va atteindre 10 000 $ par année pendant 20 ans. À qui on vend nos maisons après ça? Qui est intéressé d’acheter nos maisons avec 10 000 $ de taxes comme ça pour 20 ans? Parce qu’on est toutes des personnes rendues à la retraite », de mentionner Linda Létourneau.

 

 

Linda Létourneau est consciente que le chantier va engendrer des risques pour le puits de sa maison. Elle ajoute que le nouveau tracé va passer en plein cœur d’un ancien dépotoir, fermé depuis de nombreuses années.

« Ils vont passer exactement sur l’ancien dépotoir qu’il y avait là en haut de la carrière Gervais-Dubé. Il va y avoir une surcharge par-dessus ce dépotoir-là. Il ne faut pas oublier que dans les années 70, il y a eu je ne sais pas combien de litres de poison répandus sur ce dépotoir-là pour pouvoir tuer les 5 000 rats et plus », de s’inquiéter la résidente.

 

 

La résidente fait partie d’un comité regroupant les propriétaires touchés par les travaux. Ce groupe a directement interpellé le ministre des Transports, Nicolas Girard, le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Pascal Bérubé, ainsi que la députée Ariane Boyer. Linda Létourneau souhaite que le ministère assume à 100 % la facture liée au raccordement au réseau d’aqueduc.

« On ne demande pas la gratuité, mais on demande un peu plus d’aide. Le ministère pourrait vraiment prendre en charge les frais de l’aqueduc parce que c’est vraiment eux qui vont tout détruire », de conclure Linda Létourneau.