La maison de soins palliatifs La Vallée des roseaux craint que si sa présente campagne de financement rapporte le même montant que celui de l’an dernier, qu’elle connaisse un nouveau déficit.
L’an dernier, le déficit s’élevait à 236 000 dollars alors que la souscription populaire avait rapporté 776 000, en diminution de 9%.
Depuis 30 ans, l’organisme n’a connu qu’une seule situation alarmante en termes de précarité : c’était en 1999.
La hausse des coûts d’exploitation, les déficits de recrutement et de rétention du personnel, et la baisse de revenus liée à la diminution de participation du public à la loterie moitié/moitié et au Canettes-O-Don affectent les revenus.
Si la proportion moyenne de l’aide gouvernementale et des dons de la population sont respectivement de 60 et de 40% du budget annuel, le trésorier de la Vallée des roseaux, Alain Potvin, parle de pertes de 130 000 dollars en revenus par rapport à l’année dernière.
L’organisme a bien un fonds de prévoyance pour survivre quelques temps, mais celui-ci n’est bon que pour suppléer à trois mois d’opération.
Présentement, l’Alliance des maisons de soins palliatifs du Québec demande au gouvernement Plamondon de rehausser son implication auprès de ses 45 maisons membres.
Québec accorde annuellement une subvention de 119 000 dollars par lit alors que le coût moyen à Baie-Comeau est d’environ 275 000 dollars.
Le président de la Vallée des roseaux, Dany Belzile, lance un appel aux citoyens et aux entreprises et syndicats pour qu’ils offrent leur support dès maintenant.
Cette année, près de 180 personnes sont venues terminer leur vie dans l’un des sept lits, entourées d’employés spécialisés.