Le Tribunal administratif du travail a conclu, dans une décision rendue en septembre, que la Municipalité de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup a commis du harcèlement psychologique envers une employée blessée au travail.
L’affaire remonte à décembre 2023, lorsque Martine Roy, affectée à des tâches d’entretien, se blesse au dos. Des tensions avec l’administration municipale s’ensuivent pour diverses raisons. Dans la foulée, Martine Roy croit notamment avoir été congédiée après s’être fait dire qu’elle ne travaillait plus pour la Municipalité.
Le 11 janvier 2024, la mairesse Josée Ouellet prend une photo de l’employée alors qu’elle déneige son stationnement devant sa résidence. Elle transmet ensuite la photo aux élus et au directeur général en la qualifiant « d’employée modèle ». Martine Roy consulte un médecin le lendemain. Elle présente des symptômes d’anxiété et reçoit ensuite un diagnostic de trouble de l’adaptation avec humeur anxiodépressive.
Le juge Pierre-Étienne Morand précise que « le traitement que la Municipalité a réservé à l’employée à la suite d’un accident du travail ainsi que le comportement inapproprié de la mairesse ont porté atteinte à sa dignité et à son intégrité psychologique ». Le Tribunal administratif du travail conclut que l’événement impliquant la mairesse a causé une lésion professionnelle à l’employée, qui a également été victime de harcèlement psychologique. Martine Roy aura donc droit aux prestations prévues à la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.