Le Parti Québécois pourrait-il être forcé d’abandonner l’une de ses promesses phares de la dernière campagne électorale pour la région de l’Est-du-Québec?
Un comité d’experts indépendants du ministère des Transports et de la Mobilité durable a récemment déposé un rapport préoccupant qui met en lumière le déficit de maintien des actifs, qui ne cesse de croître dans la province.
Selon le Journal de Québec, les constats des trois membres du comité, Sylvain Beaudry, François Chapdelaine et Louis Lévesque, sont décourageants pour les usagers de la route. Les experts indiquent que le Québec ne dispose pas des ressources nécessaires pour lancer de nouveaux grands projets d’infrastructures routières sans accélérer la dégradation des actifs existants du réseau routier. Leur document cite notamment deux projets que le Parti Québécois a promis de réaliser en campagne électorale, dont le prolongement de l’autoroute 20 entre Notre-Dame-des-Neiges et Rimouski.
Le chroniqueur Stéphane Gasse, consultant en relations publiques au Cabinet National, croit que ce rapport pourrait inciter le nouveau gouvernement péquiste à prendre du recul par rapport à cette promesse, maintes fois répétée par Ariane Boyer et Yohann St-Pierre, les deux nouveaux députés péquistes des circonscriptions touchées par le projet de prolongement de l’autoroute 20.
« Alors, la question est la suivante. Est-ce que Paul Saint-Pierre Plamondon va devoir reculer sur une des promesses phares qui a fait élire plusieurs députés dans l’Est-du-Québec, c’est-à-dire le prolongement de l’autoroute 20 », de se questionner Stéphane Gasse.