Le grand chef de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk suit de très près le dossier du Club Appalaches, situé sur le territoire de la MRC Les Basques.

Fidèle à ses habitudes, Jacques Tremblay s’est dit favorable à prendre part aux décisions à venir concernant l’occupation du territoire du club. Il confirme avoir rencontré le préfet Jérôme Gagnon, puis Ariane Boyer, nouvellement élue, durant la campagne électorale.

« Le nouveau préfet est venu me rencontrer pour voir parce qu’eux, comme M. Denis, ont l’intention d’essayer de faire bouger ce club-là. Madame Boyer est venue me voir pendant la campagne électorale. Dans les deux cas, j’ai dit qu’on était prêts, nous, à discuter avec eux. Je pourrais y aller tout seul, mais j’aimerais le faire aussi avec la MRC pour voir comment ça peut se passer, avec le Québec également. Dans le fond, l’idée, ce n’est pas de réparer une erreur par une autre erreur », d’avouer le grand chef de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.

 

 

Le grand chef reconnaît toutefois que les Wolastoqiyik ont déjà des droits d’accès à la chasse et à la pêche négociés avec les autorités du Club Appalaches.

« Les membres de la nation vont sur le site du Club Appalaches pour chasser. Il y a une entente. Ça fonctionne bien. Au début de chaque saison, les deux parties se parlent, puis la chasse, ça passe. Par contre, on est bien conscients qu’on a des droits là-dessus. Pour l’instant, c’est pour ça que je n’avais pas d’urgence, parce que nos membres peuvent y aller, mais évidemment, c’est un dossier qu’il va falloir, un jour ou l’autre, regarder de plus près », de confier Jacques Tremblay.

 

 

Sur un autre plan, soit celui du déménagement de la traverse de Rivière-du-Loup vers Cacouna, Jacques Tremblay demeure sur ses positions. Le changement de gouvernement a peu d’influence sur l’intérêt qu’il porte au dossier depuis le début des discussions polarisantes.

« Le gouvernement du Québec nous avait demandé de garder un espace, qu’on a accepté, puis ça faisait l’affaire de tout le monde. Maintenant, c’est l’espace où il doit y avoir un traversier. Concernant le traversier, la nouvelle députée a dit qu’elle voulait demander les études. Nous, on ne se mêle pas de ça. Ils peuvent demander les études, écoutez, pour nous le dossier se poursuit. S’il y a un changement, ils vont nous le dire », de mentionner le grand chef.

 

 

Rappelons que le numéro un de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk a toujours nié avoir exercé une quelconque influence sur la décision de déplacer le lien fluvial plus à l’est, sur la rive sud du Saint-Laurent.