La MRC Les Basques vise une meilleure occupation du territoire du Club Appalaches.

Le préfet Jérôme Gagnon s’est exprimé en ces termes lorsqu’il a été questionné par notre service de nouvelles au lendemain de l’élection provinciale. Pour lui, les intentions affichées en campagne électorale par le nouveau premier ministre Paul St-Pierre Plamondon, du Parti québécois, et la candidate élue Ariane Boyer de décluber ce territoire à court ou moyen terme demeurent une prérogative du nouveau gouvernement, avec lequel il se dit en accord et prêt à collaborer.

Toutefois, sur le plan de l’action locale et régionale, lui et ses partenaires misent plutôt sur une occupation maximale du territoire, en s’appuyant sur ce que permet actuellement l’entente de droits exclusifs perpétuels à vie du Club Appalaches.

« Dans le meilleur des mondes, on arrête l’ensemble des droits. Si le PQ décide d’aller jusqu’au bout de cette histoire-là, on va peut-être être contents, mais sinon, moi, entre-temps, là, je vais faire mes devoirs. Je vais avancer pour l’occupation de ce territoire-là, puis je vais travailler avec les personnes en place. J’ai parlé au Grand Chef Jacques Tremblay. J’ai parlé à l’Association Boisbouscache, j’ai même parlé au Club Appalaches. J’ai aussi parlé à Bertin Denis et à Jean-Jacques Vien, le notaire qui écrit un livre sur le sujet. Bref, j’ai parlé à tout le monde. Moi, ce que je veux, là, ultimement, c’est occuper ce territoire-là », de mentionner le préfet.

 

 

Pour Jérôme Gagnon, les possibilités d’occupation sont nombreuses.

« On peut faire toutes sortes de développements. On a juste à penser aux vélos de montagne du parc du Mont-Saint-Mathieu, qui pourraient éventuellement s’agrandir vers le TPI, qu’on appelle les territoires publics intramunicipaux, qui est sur le territoire du club Appalaches. On peut penser à du VTT, de la motoneige, des activités récréatives, de l’hébergement. Il y a plusieurs développements récréotouristiques qui pourraient y être faits », de mentionner Jérôme Gagnon.

 

 

Le déclubage des sites privés sur les terres publiques est survenu en décembre 1977, alors qu’Yves Duhaime, ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche sous le gouvernement péquiste de René Lévesque, a promulgué la fin des droits exclusifs pour mettre en place les zones d’exploitation contrôlées, ou ZEC.

Le Club Appalaches a survécu grâce à une succession de particularités légales uniques, confirmées par la cour à la fin des années 1990, après un long débat juridique.