La Commission des libérations conditionnelles du Canada refuse toute possibilité de sortie à Jason Thériault, condamné à perpétuité pour meurtre au deuxième degré.

Dans une décision rendue le 25 septembre, obtenue en primeur par notre service de nouvelles, la Commission a rejeté ses demandes de semi-liberté et de libération conditionnelle totale. Elle estime que le détenu de 34 ans présente toujours un risque inacceptable pour la société, notamment en raison de ses comportements violents et de ses difficultés à respecter les règles en établissement.

Jason Thériault purge une peine fédérale depuis 2014 pour le meurtre de sa conjointe Véronique Huard Dorion, commis dans un appartement de la Place St-Georges à Rivière-du-Loup en septembre 2013. Depuis son incarcération, le détenu a été impliqué dans plusieurs incidents violents, notamment des agressions contre des codétenus.

En février 2026, il a de nouveau agressé un détenu. Le mois suivant, il a été retrouvé intoxiqué sous le lit d’un autre prisonnier, après avoir tenté de dissimuler son absence lors du dénombrement. Dans le rapport, il est indiqué que Jason Thériault a refusé de fournir un échantillon d’urine lors des six dernières analyses. Il a même reconnu avoir consommé plusieurs substances en prison. La Commission juge son potentiel de réinsertion sociale comme étant faible.

Jason Thériault avait renoncé à son audience devant la Commission, prévue le 14 septembre. Il souhaitait initialement obtenir une semi-liberté dans une maison de transition, mais n’avait présenté aucun plan de sortie pour une libération conditionnelle totale.

La Commission prévoit réexaminer son dossier en août 2031.