La Ville de Rivière-du-Loup souhaite se donner la possibilité d’acquérir le Mont Pilote si son propriétaire décide un jour de le vendre.

Les élus ont dévoilé, lundi soir, une liste de plus de 80 immeubles, lots et terrains assujettis au droit de préemption municipal. Autorisé par la loi depuis 2022, ce mécanisme permet à la Ville de bénéficier d’une priorité d’achat, aussi appelée droit de premier refus, si l’un des immeubles ciblés est mis en vente. Selon le maire Mario Bastille, la Ville pourra ainsi égaler une offre d’achat reçue par le propriétaire afin de se porter acquéreuse de l’immeuble. Le droit de préemption sera en vigueur pour les dix prochaines années.

« L’important, c’est justement d’avoir un droit de regard sur les projets qui pourraient arriver. Un droit de préemption, ça ne veut pas dire qu’on l’achète. On dépose un droit, ça dure dix ans. C’est que dans le fond, on a un droit de regard sur un projet qui pourrait venir. On le fait, vous l’avez vu dernièrement, quand on a fait l’acquisition d’un terrain et du gymnase de F.F. Soucy. On l’a aussi fait il y a quelques années pour le terrain du Irving », de préciser Mario Bastille.

 

 

Parmi les propriétés visées figurent plusieurs terrains du parc industriel, mais aussi le Mont Pilote. Le maire ne cache pas l’intérêt de la Ville pour ce terrain et confirme qu’elle aimerait en faire l’acquisition si le propriétaire décidait de s’en départir.

« On sait qu’il y a des citoyens qui vont là, on veut le garder comme espace vert, on veut conserver ce cabouron dans son intégralité. Nous sommes prêts à entamer des démarches avec le propriétaire actuel pour lui dire que la Ville est là, s’il veut s’en départir. On aurait de l’intérêt pour l’acheter », de mentionner le maire.

 

 

L’ancien bâtiment du CLSC, situé sur la rue Saint-Laurent et maintenant vacant, figure également sur la liste. Selon Mario Bastille, cette propriété présente plusieurs possibilités pour la Ville.

« Moi, ce que je pourrais voir, c’est l’objectif que j’ai, c’est ce qu’on serait capable d’avoir au rez-de-chaussée une épicerie, puis des logements à l’étage. Ou juste des logements à l’étage. Ça peut être des logements pour les étudiants, ça peut être des logements pour les travailleurs, ça peut être des logements abordables », de dire Mario Bastille.

 

 

Rappelons que le droit de préemption ne cherche pas à empêcher une transaction immobilière entre deux propriétaires. Il ne s’agit également pas d’une expropriation, puisque les propriétaires ne sont pas forcés de vendre leur immeuble. Le droit de préemption ne s’applique que s’ils décident de vendre.