Le député de René-Lévesque, Yves Montigny, y est allé d’un premier engagement électoral lundi midi devant les portes de son bureau de la rue Bossé à Baie-Comeau.
Il a rencontré la trentaine de représentantes des groupes de femmes de la Côte-Nord, d’hommes et d’enfants, qui sont allés lui remettre deux paniers de pierres noires identifiées du noms de victimes, afin de souligner le 16e féminicide survenu au Québec en 2026, le 13e en contexte de violence conjugale.
Une action semblable avait lieu simultanément à Sept-Iles.
Par comparaison, au Québec, 17 meurtres de femmes sont survenus dans toute l’année 2025.
Le député Montigny promet, s’il est réélu le 5 octobre, à trouver le financement gouvernemental qui viendrait compenser la création des six places ajoutées en capacité d’accueil à la Maison des femmes de Baie-Comeau sur les 18, dont 12 seulement sont actuellement reconnues par Québec et donc visées par une subvention salariale.
L’élu caquiste veut aussi effectuer les démarches avec la députée fédérale pour que l’appareil judiciaire reconnaisse que le contrôle coercitif est une forme de violence actuellement non inscrite à ce chapitre.
Le mouvement ‘Non aux féminicides’ demande trois actions concrètes au gouvernement québécois : des investissements récurrents et massifs pour les organismes communautaires de première ligne qui soutiennent les femmes, une formation obligatoire pour tous les intervenants en santé, en justice et en éducation, et de la prévention ciblée auprès des jeunes garçons afin de déconstruire les comportements toxiques.
Lors de l’action de mobilisation, la candidate du Parti québécois, Odette Lavigne, était présente à titre d’observatrice.