La Société des traversiers du Québec a publié son rapport, de 175 pages, sur la première phase de consultation concernant le projet de terminal traversier à Gros-Cacouna.
La démarche, qui avait été fortement contestée à Rivière-du-Loup en juin dernier, a permis de recueillir les commentaires de 37 parties prenantes et de plus de 150 citoyens. Sans surprise, à Rivière-du-Loup, les principales inquiétudes concernent les impacts économiques de la relocalisation, notamment une possible diminution de l’achalandage et des retombées commerciales dans le secteur de la Pointe. Dans le rapport, la création d’une navette entre Cacouna et Rivière-du-Loup figure parmi les quelques solutions proposées.
Le manque de transparence de la démarche ainsi que le fait que les études ayant mené à la décision d’un déménagement vers Cacouna ont aussi été dénoncés par une majorité d’intervenants louperivois.
À l’inverse, à Cacouna, le projet est plutôt perçu comme une occasion en or de développement. Les représentants de la Première Nation Wolastoqey Wahsipekuk ont d’ailleurs profité de l’occasion pour réaffirmer leur volonté d’agir comme partenaires dans la réalisation du projet traversier. Cependant, l’augmentation de la circulation, les risques de congestion et la sécurité préoccupent certains citoyens.
Par ailleurs, la prolongation du service en hiver est accueillie favorablement par certains intervenants, autant de la rive sud que de la rive nord, tandis que d’autres réclament plus des données sur sa rentabilité. Un système de réservation est aussi souhaité.
Le rapport fait aussi état de l’avenir de l’entreprise Croisières AML dans la région. En effet, Croisières AML déplore que ses démarches antérieures pour intégrer ses activités au futur terminal de Gros-Cacouna n’aient pas été prises en compte. La STQ et la SQI indiquent ne pas avoir été informées de cette démarche.
La circulation routière sur l’avenue du Port s’est aussi retrouvée au centre des préoccupations formulées, entre autres, par la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, mais aussi par des entreprises qui utilisent fréquemment les installations du port de Gros-Cacouna, dont le Groupe Lebel et Berger. Les intervenants craignent notamment que l’arrivée de la traverse fasse augmenter la congestion dans le secteur et nuise de façon importante à la fluidité des opérations portuaires.
Rappelons que la prochaine consultation, prévue à l’automne 2026, portera sur le concept préliminaire du terminal et les mesures d’atténuation.