Santé Québec Côte-Nord : un bilan positif après un an, mais des défis persistent.

Après une première année complète à la tête de Santé Québec Côte-Nord, le PDG Jean-François Miron dresse un bilan qu’il considère positif.

Le réseau de la santé nord-côtier sortait pourtant d’une période difficile, marquée notamment par une importante pénurie de personnel, un recours accru aux agences privées et des enjeux financiers. Depuis avril 2025, le nombre de travailleurs provenant d’agences privées a diminué de 60 pour cent, passant de 445 à 265 personnes. Cette baisse touche notamment les infirmières, les inhalothérapeutes et les pharmaciennes.

En parallèle, Santé Québec Côte-Nord a augmenté son équipe volante publique, qui compte maintenant 244 personnes, contre 149 l’an dernier. Jean-François Miron estime également que les taux de rétention du personnel s’améliorent. Il reconnaît toutefois que le recrutement demeure un défi quotidien, particulièrement pour les infirmières, les médecins, les ergothérapeutes, les physiothérapeutes et les techniciens de laboratoire.

Du côté syndical, le représentant de l’APTS sur la Côte-Nord, Kevin Newbury, souligne que certains secteurs demeurent fragiles. Il cite notamment les résidences à assistance continue et les centres jeunesse, ainsi que les installations de Forestville et des Escoumins. Santé Québec Côte-Nord doit par ailleurs compléter le retrait de la main-d’œuvre des agences privées d’ici le 18 octobre.

Le président du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de la Côte-Nord, Youssef Ezahr, estime pour sa part que le véritable test aura lieu à ce moment. Il souligne toutefois une amélioration importante : selon lui, c’est le premier été où le réseau nord-côtier a réussi à éviter des ruptures majeures de services.Il estime maintenant qu’il faut poursuivre les efforts pour améliorer l’accès aux soins, notamment en ouvrant davantage de cliniques le soir et les fins de semaine.