L’avocat Marc Bellemare affirme avoir reçu de nombreux témoignages, dont certains qu’il qualifie de bouleversants, dans le cadre du recours collectif visant le Diocèse de Rimouski pour des allégations d’agressions sexuelles commises par des membres du clergé.

Autorisé par la Cour supérieure du Québec en juin dernier, ce recours collectif vise des gestes qui auraient été commis depuis le 9 février 1946. Pour le moment, aucun délai n’a été fixé pour permettre aux personnes concernées de s’y joindre.

Me Bellemare se dit satisfait du nombre et de la portée des témoignages déjà recueillis.

« Il faut donner du temps aux éventuelles victimes. Ce sont des événements qui affectent toute une vie. Parmi les personnes inscrites, il y en a qui sont présentement en traitement psychiatrique ou en situation d’itinérance. »

Selon l’avocat, plusieurs personnes ayant communiqué avec son équipe voient dans cette démarche judiciaire une possibilité d’obtenir une forme de reconnaissance après des décennies de souffrance.

Par ailleurs, un recours collectif similaire visant le Diocèse de Québec a franchi une étape importante jeudi. Le projet d’entente de règlement, évalué à 31,5 millions de dollars, est désormais entre les mains de la juge responsable du dossier, qui l’a pris en délibéré.