Le reboisement forestier de la Côte-Nord soulève des inquiétudes pour les entreprises et les travailleurs.

L’avenir de reboisement forestier est incertain sur la Côte-Nord. Alors que les équipes poursuivent la plantation d’arbres cet été au nord de Forestville, le ralentissement de l’industrie forestière soulève des inquiétudes pour les travailleurs et les entreprises du secteur. L’avenir de ces emplois dépend directement du rythme des coupes forestières. Selon le directeur générale de la Coopérative forestière La Nord=Côtière, M. William Lebel, le ralentissement du marché du bois et la fermeture de certaines scieries de la région ont un impact important sur les activités de reboisement.

Comme les travaux de plantation suivent les récoltes forestières, moins d’arbres coupés signifie également moins de terrains à remettre en production. Si les opérations forestières ne reprennent pas, les besoins en reboisement continueront de diminuer.

La crise entraine aussi des conséquences sur le terrain. Les camps forestiers, souvent entretenus par les scieries, deviennent moins accessibles, tandis que plusieurs chemins forestiers se détériorent faute d’entretien. Ces infrastructures sont pourtant essentielles pour permettre aux équipes de se rendre sur les sites de plantation.

À cela s’ajoute un autre défi: les travaux sylvicoles fonctionnent principalement par contrats et appels d’offres. Cette façon de faire rend la planification annuelle plus difficile pour les entreprises.

Pour les reboiseurs de la Côte-nord, l’enjeu dépasse donc la simple plantation d’arbres. C’est tout un savoir-faire, des emplois spécialisés et une partie de l’avenir de la forêt québécoise qui dépendent d’une relance durable de l’industrie forestière.