Une trentaine de citoyens ont assisté mardi soir à la séance publique d’information du BAPE, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, concernant le réaménagement du terminal numéro 5 au port de Baie-Comeau.

Une période de questions était prévue et la plupart se sont montrés préoccupés par les émanations de poussière et le bruit qui pourraient découler du chantier de 66 millions de dollars qui débutera en 2028 si tout va comme prévu.

Les responsables du port ont rassuré les citoyens à l’effet que la propension anticipée du bruit et de poussière de béton lors de la destruction des structures sera limitée parce que la falaise qui supporte le quartier St-Georges et l’éloignement des résidences dans la portion sud-ouest devraient en atténuer la portée.

Michel Germain de la firme Cima +, qui a conçu l’étude d’impact environnementale, indique qu’il n’y aura pas de mesure quotidienne des perturbations mais les gens pourront signaler au Ministère ou aux autorités du port ce qui les incommodera.

Les gens présents au BAPE ont peu questionné sur l’enjeu des habitats fauniques et de la présence d’oiseaux et de mammifères marins, notamment lorsque les opérations de dragage auront lieu, car il faudra excaver plus de sept mille mètres cubes en milieu marin afin de créer un nouveau tirant d’eau de près de 10 mètres.

La direction du port de Baie-Comeau a cependant indiqué que peu de contaminants ont été relevés et que l’éparpillement des sédiments sera localisé et se limitera au havre, qui se trouve encadré par le brise-lame.

Jean-François Poulin de la firme WSP ajoute que des cellules étanches enfermeront les sédiments dont une quantité sera aussi revalorisée comme remblai.

D’autres citoyens ont questionné sur l’accessibilité aux vélos, la limitation de l’usage des camions sur les routes et le monitoring des contaminants dans la phase d’exploitation du terminal numéro 5.

La présidente-directrice générale du Port, Karine Otis, a rappelé en début de séance d’information que les travaux envisagés visent à revitaliser la section terrestre du port acquise en 2020 qui demeure inutilisée depuis la décennie 80 et dont la plus grande lacune est sa limite de capacité d’entreposage.

Une fois en fonction vers 2030, le terminal 5 permettra au port d’accueillir de plus gros navires d’une capacité jusqu’à 20 000 tonnes.

La population a jusqu’au 8 août pour exiger au besoin la tenue d’une audience publique sur ce projet, mais devra justifier pour quel motif.