Les élus municipaux se disent consternés par la fermeture prétendument temporaire cet automne de la Scierie des Outardes et des pertes d’emplois massives qui entraîneront des conséquences directes et indirectes sur l’économie régionale.
Après six mois de discussions suivant la première fermeture de l’usine, l’incertitude demeure quant à l’avenir de la filière forestière.
La présidente de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Micheline Anctil, demande au gouvernement du Québec et à Domtar de reconnaître l’urgence de la situation et d’agir en conséquence par des mesures spécifiques pour la région et de renouveler l’Entente Québec qui permettait depuis 2015 d’atténuer les coûts d’exploitation de la Scierie des Outardes.
Madame Anctil critique les fonds d’aide gouvernementaux dédiés à l’innovation de l’industrie forestière récemment annoncés qui sont loin selon elle de solutionner un problème endémique.
Pour le préfet de la Manicouagan, Guillaume Tremblay, la perte de 365 emplois spécialisés est impensable dans le contexte économique d’aujourd’hui et le recul à prévoir sur la démographie régionale est catastrophique, selon lui, ce qu’il considère absurde dans une région qui se targue d’être la 2e au Québec en termes de capacité forestière.
Le maire de la municipalité concernée, Julien Normand, a indiqué qu’une fermeture permanente de la Scierie des Outardes représenterait une perte annuelle de 215 000 dollars en taxes, soit 30% des revenus fonciers de tout son parc industriel.
Ce qui forcerait une hausse de 12% du compte de taxes.
Il parle de conséquences monétaires graves mais aussi de conséquences humaines pour Pointe-aux-Outardes.