La tenue, en 1976, des Jeux olympiques d’été de Montréal aura exercé une influence directe sur le monde de l’athlétisme dans le Témiscouata.
La présence, sur place, de Paul-Émile Lafrance, considéré par plusieurs comme le bâtisseur de l’athlétisme au Témiscouata, aura permis aux organisations régionales de se mettre au goût du jour en ce qui a trait aux techniques internationales utilisées par les athlètes du monde entier. Ce dernier, armé de sa caméra 8mm, aura ramené avec lui les bases qui font qu’aujourd’hui, le Club d’athlétisme Les Vaillants du Témiscouata continue de former avec succès des athlètes de qualité.
« Aleksandr Baryshnikov, qui lui, c’était le premier lanceur de poids à faire les lancers en rotation. J’ai demandé pour voir si je pouvais le filmer, puis j’ai lui mentionné que c’était pour nos athlètes. Ça lui a fait plaisir. J’avais ma petite caméra Super 8, puis j’ai filmé Baryshnikov », de confier Paul-Émile Lafrance, qui fêtera prochainement ses 86 ans.
Incapable de cibler un souvenir de sa présence en sol montréalais qui l’aura marqué plus que les autres, Paul-Émile Lafrance, qui avait été invité à tenir le poste de responsable du centre des athlètes d’athlétisme situé aux abords du Stade olympique, se souvient néanmoins de l’immensité de l’événement.
« Ce qui nous a le plus marqué, pour les entraîneurs de l’Est-du-Québec, on a eu des preuves qu’on était sur la bonne voie dans le développement de nos athlètes, pour la préparation des athlètes. Des athlètes qui nous ont impressionné, il y en a eu plusieurs. Bruce Jenner, qui a été l’athlète par excellence en athlétisme. Il y avait aussi Edwin Moses, qui était à l’épreuve du 400 mètres et qui a gagné l’or », de se souvenir Paul-Émile Lafrance.
Paul-Émile Lafrance, dans une grande preuve d’humilité, a aussi tenu à mentionner l’implication des entraîneurs locaux et des parents qui, au fil du temps tout, ont investi temps et argent afin de pouvoir offrir à tous l’option de pratiquer l’athlétisme. Comme c’est souvent le cas, les acteurs qui agissent dans l’ombre auront été tout aussi importants que lui dans le développement de l’athlétisme partout au KRTB.
« Les efforts qu’on fait dans la région, du côté financier, vous savez, c’est immense. Un jeune de Montréal qui est au championnat provincial, ça lui coûte à peu près 100 $ pour aller à la compétition, ça comprend les inscriptions. Notre athlète, nous autres, ça lui coûte 300 $, 400 $, parfois même 500 $ », de souligner la légende de l’athlétisme.