Les élus de la Ville de Rivière-du-Loup ont prolongé le détournement d’une partie du biogaz au Lieu d’enfouissement technique de Cacouna vers l’usine de biométhanisation de la SÉMER jusqu’au 31 août.
Cette décision, qui a été prise en raison de l’incapacité de l’usine à produire du gaz naturel liquéfié à ce jour, amènera plusieurs frais à l’administration louperivoise. Elle devra notamment se priver de revenus en crédits compensatoires de 1 600 $ par jour. Elle aura aussi à s’assurer que les pertes de Terreau Biogaz, estimées à 1 100 $ par jour, soient compensées. Mario Basitlle garde toutefois espoir sur la production de gaz naturel liquéfié d’ici le 31 août.
« L’objectif, c’est qu’il faut que ça fonctionne avant le 31 août », de préciser le maire Mario Bastille.
Selon Mario Bastille, il ne resterait qu’une seule étape, qui se veut très technique, avant que l’usine puisse enfin produire du gaz naturel liquéfié. Le maire assure que le turbodétendeur, qui se veut l’élément clé vers la producteur, répond aux attentes.
« Présentement, le CO2 est quand même élevé. Ça nuit à la liquéfaction et à la qualité du produit. On était à 50 000 ppm, soit 50 000 parties par million. Le seuil qui est fixé, c’est 30 ppm. Donc, il faut passer de 50 000 à 30. Les premiers sont faciles à diminuer. La semaine dernière, on était à plus ou moins 500. Il faut continuer à travailler et à peaufiner la recette pour l’éliminer le plus possible. C’est un peu le défi présentement », de confier le maire, qui siège aussi sur le conseil d’administration de la SÉMER.