La récente mise en vente du presbytère de Saint-Patrice inquiète la Corporation du patrimoine religieux de Rivière-du-Loup.
La présidente Suzanne Michaud craint qu’il s’agisse du début de la revente en morceaux du patrimoine par les promoteurs, soit Darryll Samuels et Sylvain Duclos. Elle déplore leur amateurisme, ajoutant qu’ils étaient visiblement mal préparés à faire l’achat des deux églises et du presbytère.
« On n’était pas contre la vente de l’église, on veut juste que les promoteurs qui prennent en charge ces bâtiments-là soient sérieux. Notre inquiétude est de ce niveau-là. La preuve n’est pas faite jusqu’à maintenant qu’ils veulent vraiment faire quelque chose et plus le temps passe, notre inquiétude monte », de mentionner Suzanne Michaud.
Suzanne Michaud se désole aussi de constater que les deux promoteurs n’ont même pas daigné répondre à ses demandes de rencontres. Elle aurait pu profiter de cet entretien pour partager, gracieusement, les études effectuées par la Corporation du patrimoine religieux de Rivière-du-Loup portant, entre autres, sur l’état de l’église Saint-François.
« On proposait de leur transmettre l’information pour les aider à prendre en charge ce dossier-là, à continuer le travail qu’on avait fait, mais jamais ils ont daigné répondre à nos demandes de rencontres », de mentionner Suzanne Michaud.
La présidente de la Corporation du patrimoine religieux de Rivière-du-Loup espère maintenant que cette attitude de désinvolture et ce manque de respect à l’égard du travail effectué dans les dernières années ne viennent pas nuire à l’état des bâtiments à court, moyen et long terme. Malgré tout, Suzanne Michaud n’a pas l’intention de lâcher le morceau. Elle souhaite ardemment que la Ville de Rivière-du-Loup applique, à la lettre, son règlement sur la protection des bâtiments patrimoniaux, adopté il y a près d’un an.