Les promoteurs ayant fait l’acquisition de trois bâtiments patrimoniaux à Rivière-du-Loup ont fait le point sur leurs ambitions.

La récente mise en vente du presbytère de Saint-Patrice, pour un montant de trois millions de dollars, a fait réagir. Par voie de communiqué, Darryll Samuels mentionne que le projet de mise en valeur du bâtiment n’a pas été abandonné. Sa priorité demeure de parvenir à une entente permettant sa reconversion et sa préservation.

Les deux promoteurs souhaitent implanter un projet d’hébergement de 14 chambres dans l’ancien presbytère, combiné à une offre culinaire et événementielle complète. Dans leur plan, ils envisagent même la construction d’une terrasse sur le toit ainsi que l’ouverture d’un bar laitier et d’un bar à cocktails.

Cependant, selon leurs analyses, un tel projet ne permettrait pas de rentabiliser les investissements qui seront nécessaires, d’où l’importance de procéder à la construction de 40 logements sur le terrain adjacent. Ces habitations permettraient de générer des revenus qui permettraient de soutenir la réhabilitation du bâtiment et d’assurer sa viabilité à long terme.

Toutefois, si une entente n’est pas conclue avec la Ville de Rivière-du-Loup, le bâtiment devra éventuellement être vendu. La question de la division du terrain demeure le principal point de divergence à l’heure actuelle.

Une situation semble pour les églises

Par ailleurs, Darryll Samuels et Sylvain Duclos confirme avoir obtenu un permis pour la réfection de la toiture de l’église du quartier Saint-François. Toutefois, ce permis vise uniquement la toiture et ne permet pas d’amorcer des travaux qui permettraient de procéder à des travaux à l’intérieur de la bâtisse.

Les promoteurs mentionnent que la mise en place d’un projet structurant à l’intérieur de l’église nécessiterait un engagement financier pouvant atteindre sept millions de dollars. Darryll Samuels assure que son objectif n’est pas de laisser ce bâtiment à l’abandon ou sans vocation. Pour l’église du quartier Saint-François, il aimerait y implanter un projet d’organisme sans but lucratif qui viendrait en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de dépendance.

Cependant, pour que de tels projets se réalisent, les promoteurs demandent un véritable esprit de collaboration entre tous les intervenants impliqués, incluant la Ville de Rivière-du-Loup.