Santé Québec Côte-Nord (ex-Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord) retrouve son équilibre financier grâce à la réduction de la main-d’oeuvre indépendante.
Le président-directeur général Jean-François Miron a dressé un état de situation plutôt positif lors de la dernière séance de la saison du conseil d’administration d’établissement en indiquant que l’atteinte d’un équilibre budgétaire avec un léger surplus constituait une première en onze ans.
Il en attribue en bonne partie le mérite à l’abaissement du recours aux agences privées d’infirmières au profit de la main-d’oeuvre régionale.
En mai de l’année dernière, le personnel issu du privé s’élevait à 459 personnes sur 4 000 employés et se situe présentement à 248 personnes, soit une diminution de 46%.
En parallèle, il y a eu plus d’embauche locale que de départs en 2025-2026 dans les établissements, c’est-à-dire 638 nouveaux employés par rapport à 603 qui ont quitté.
Du reste, l’équipe volante publique instaurée par Québec il y a deux ans pour compenser les situations critiques dans la région compte également plus de travailleurs mobiles pour un total de 206, 62 de plus qu’en mai 2025.
Le président-directeur général de Santé Québec Côte-Nord, Jean-François Miron, souligne que des montants forfaitaires d’installation de 30 000 dollars sont octroyés au personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoire et que depuis avril, un bureau du respect de la personne a été créé à l’interne afin de promouvoir de meilleures pratiques et de dénouer les cas de harcèlement au travail.
A l’approche de l’échéance fixée au 18 octobre prochain par le gouvernement du Québec pour cesser complètement le recours aux agences privées, Jean-François Miron nuance et répond que ce qui va primer pour lui, ce sont les services aux citoyens.