La PME CIF Métal de Thetford Mines envisage de transférer une partie de sa production aux États-Unis en raison d’une pénurie importante de travailleurs qualifiés.

L’entreprise, spécialisée dans la fonderie d’aluminium et fournisseur du réseau d’Hydro-Québec, connaît pourtant une forte croissance avec une hausse de ventes de 25 % grâce à de nouveaux contrats.

Pour soutenir sa demande, elle cherche à embaucher 40 employés, notamment des machinistes, électromécaniciens et ingénieurs, mais peine à recruter. Selon le PDG Claude Blanchet, les écoles professionnelles de la région manquent d’inscriptions, compliquant la relève.

CIF Métal a aussi investi dans le recrutement de travailleurs étrangers temporaires, mais les restrictions imposées depuis 2024 menacent le renouvellement des permis.

D’ici deux ans, près de 40 % de ces employés pourraient quitter l’entreprise. Le dirigeant réclame un moratoire pour maintenir les travailleurs déjà en poste. La concurrence avec le secteur de la construction accentue également la rareté de main-d’œuvre en région.