Plusieurs centaines de personnes ont participé à la mobilisation, lundi soir, pour la survie des soins de santé de proximité à l’Hôpital de Notre-Dame-du-Lac. L’événement avait été organisé par le comité « Sauvons nos services de santé au Témiscouata ».
Le point culminant de la manifestation aura été la marche symbolique ainsi que la formation d’une chaine humaine géante autour de l’établissement de santé. Les citoyens ont ainsi envoyé un message clair en affirmant leur amour pour leur hôpital et pour les soins qui y sont offerts.
Auparavant, une vingtaine d’intervenants de plusieurs horizons avaient pris la parole à l’intérieur de l’église, qui était bondée à pleine capacité. Ceux-ci ont dénoncé la suspension temporaire du département d’obstétrique, qui perdure depuis maintenant plus de 300 jours. Enceinte de son troisième enfant, Léa Dion a notamment exprimé sa crainte de devoir accoucher à Rivière-du-Loup.
« Je voulais être une voix pour représenter toutes les mamans dans la même situation que moi qui devront faire des kilomètres pour accoucher ailleurs. Je tiens à ces services-là pour les futures générations aussi », de dire Léa Dion.
Clémentine Monosiet, une adolescente de 16 ans, a également pris la parole, y allant d’un vibrant plaidoyer pour le maintien des services de santé dans les régions éloignées. Son témoignage lui a valu une ovation.
« Justement, on est une petite région, donc on se connaît tous. Donc, si c’est à ma voisine qui arrive quelque chose demain, je la connais quand même. On a un lien entre nous tous ici, donc si ça touche quelqu’un, ça nous touche tous », de préciser l’adolescente.
Dania Paradis-Bouffard, intervenante au Centre des femmes du Témiscouata, a aussi prêté sa voix à ceux et celles qui s’inquiètent de la fragilité de certains services de santé à l’Hôpital de Notre-Dame-du-Lac, notamment à l’intérieur du département d’obstétrique.
« On s’entend que la perte de services de santé, notamment l’obstétrique, mais aussi l’ensemble des services de santé, c’est majeur sur la qualité de vie des femmes », de mentionner Dania Paradis-Bouffard.
Une rencontre entre le CISSS du Bas-Saint-Laurent et les acteurs du milieu témiscouatain est prévue le 25 mai prochain afin de faire le point sur la situation.