Santé Québec a fait savoir, en date de vendredi dernier, qu’il conteste la demande pour ordonnance d’approbation et de dévolution en lien avec le bail qui lie une partie des bâtiments de l’Auberge La Clé des Champs à Saint-Cyprien et le CISSS du Bas-Saint-Laurent.
Du même coup, cette décision, qui ramènera les parties concernées au tribunal le 5 juin, garde un mince espoir pour les administrateurs de l’OBNL, et ce, quant à la tenue de camps de répits pour l’été prochain. Le 24 avril dernier, la juge Isabelle Germain, de la Cour supérieure, avait ordonné à Santé Québec de faire part de ses intentions au plus tard le 8 mai.
Pour le président Alain Denis, cette décision de Santé Québec permet d’entretenir la possibilité d’offrir des services pour la période estivale, mais plusieurs conditions entrent en ligne de compte.
« Si, admettons, la vente est annulée, nous, on va avoir un deadline pour réaliser ça. On est prêts, nous autres, à le faire. On est vraiment prêts, on a l’équipe en place, on a les ressources financières pour le moment, qui pourraient être annulées aussi si ça prend trop de temps. Donc, c’est sûr que nous autres, c’est le 5 juin qu’on va savoir ça. Nous, on veut donner des services à la clientèle », de préciser Alain Denis.
Le temps joue également contre l’Auberge La Clé des Champs en regard de la rétention des employés qui y occuperaient des postes en vue de la prochaine saison estivale.
« Les employés veulent travailler cet été, c’est sûr. Actuellement, ils nous attendent, mais il y en a quelques-uns qui sont partis déjà pour trouver quelque chose ailleurs, c’est normal. On est vraiment à la merci de la décision de la Cour, on ne peut pas vraiment faire autrement. On a essayé de trouver un plan B, on a essayé de trouver d’autres ressources pour accueillir notre clientèle, mais Santé Québec exige que ce soient des endroits avec des gicleurs. Les endroits avec des gicleurs, à part chez nous, à part l’auberge, il n’y en a pas vraiment », de confier Alain Denis.
Les administrateurs ont demandé au gouvernement du Québec de pouvoir conserver leur subvention, déjà accordée, de 250 000 $. En date de lundi matin, l’organisme à but non lucratif n’avait pas reçu de réponse à sa demande.
Rappelons que l’entreprise « la Maison du lac Témiscouata », basée à Témiscouata-sur-le-Lac, attend aussi avec impatience la décision de la cour pour finaliser la transaction, et ce, à la suite d’une offre d’achat qui a été acceptée, mais qui implique l’annulation du bail liant Santé Québec à l’Auberge La Clé des Champs.