Syndicats et organismes sociaux se sont mobilisés vendredi lors d’une manifestation devant le bureau de comté du député de René-Lévesque, Yves Montigny, pour dénoncer les inégalités dans la répartition de la richesse, à l’occasion de la Fête internationale des travailleurs.

Pour ces groupes, le gouvernement de la CAQ s’acharne à fragiliser le filet de sécurité sociale et provoque l’effritement des services publics, notamment en ce qui concerne le réseau de la santé.

Pour Karine Ouellet Moreau du SIISNEQ, le respect des travailleurs se serait dégradé depuis l’arrivée de Santé Québec avec une centralisation des décisions et une baisse des ratios qui entraîne une surcharge de travail.

Madame Moreau ne croit pas d’ailleurs que dans ce contexte, la Côte-Nord atteigne l’objectif fixé en octobre par le gouvernement de se libérer complètement du recrutement d’infirmières du secteur privé qui sont encore au nombre de 108 dans le réseau nord-côtier en plus de huit inhalothérapeutes.

De son côté, Mylaine Laroque, présidente régionale de l’APTS, déplore qu’en voulant réaliser des économies de bouts de chandelle, Québec s’entête selon elle à demander des concessions au personnel en invoquant le bien être de la population.

Le coordonnateur de la Table des groupes populaires, Michel Savard, s’attaque pour sa part au salaire minimum haussé de 50 cents vendredi dernier dans un contexte d’inflation.

Il demande l’ajout de mesures gouvernementales pour que les gens puissent vivre dans la dignité.

Enfin, Anouk Lévesque à la CSN demande que Québec protège et finance adéquatement les services publics, renforce le filet de sécurité sociale, soutienne les milieux communautaires, agisse avec ambition sur le logement et rende les régions plus autonomes.