Le Groupe Lebel a officiellement pris possession de l’ancienne usine F.F. Soucy, à Rivière-du-Loup, le 1er avril dernier.
Frédéric Lebel, président-directeur général du Groupe Lebel, nous a permis de faire un tour du propriétaire jeudi après-midi. Les bureaux ainsi que les espaces qui étaient jadis destinées aux employés n’ont pas été vidés. Pour leur part, les deux machines qui produisaient le papier, la première datant des années 20 et la seconde qui a été acquise en 1975, sont toutefois à l’arrêt complet. Le nouveau propriétaire a d’ailleurs entamé des démarches pour s’en départir, dans leur intégralité ou en morceaux.
« C’est un petit peu d’anxiété, parce que c’est un site qui est très grand. On a fait beaucoup d’acquisitions dans les dernières années, mais on n’est pas habitué de prendre possession d’un site aussi grand, qui est dans une vocation qu’on ne connaît pas. Donc on apprend plein de trucs en même temps », de mentionner Frédéric Lebel.
Frédéric Lebel est toujours impliqué dans une réflexion sur l’avenir des installations. L’option de la cogénération est sérieusement étudiée, mais elle devra être jumelée à une autre idée pour être viable.
« Ça fait partie des options, mais ça ne peut pas juste être un projet de co-gen. C’est sûr qu’on va regarder ça. Ce qu’on en comprend aujourd’hui, c’est qu’Hydro-Québec n’a pas vraiment de programme. Il y a déjà eu des programmes pour inciter les industries à faire des investissements au niveau de la co-gen. Il n’y en aurait comme pas aujourd’hui, donc c’est quelque chose qu’on va fouiller dans le prochain mois », de préciser l’homme d’affaires.
Frédéric Lebel se donne toujours d’ici la fin de l’été pour établir son plan de match pour la suite. D’ici là, il devra réduire, au maximum, les dépenses qui sont assez élevées. Une quinzaine de travailleurs sont à l’emploi du Groupe Lebel à l’heure actuelle.
« On est vraiment à l’étape de comprendre ce qu’on a acheté et de voir nos options. Naturellement, il y a des cadavres, on découvre des cadavres. On essaie de voir comment on va les gérer. On est deux ou trois à travailler sur le dossier. On s’est donné jusqu’à la fin du mois, début mai, je dirais, pour faire un premier constat. Puis après ça, on va peut-être choisir eux ou trois vecteurs plus porteurs. Puis on va se redonner probablement un autre trimestre pour mieux les fouiller » de dire Frédéric Lebel.
Même si la transaction a été notariée la semaine dernière, Frédéric Lebel préfère ne pas préciser les sommes injectées pour faire l’acquisition de l’usine. L’information devrait toutefois être dévoilée publiquement par le syndic.