Jean D’Amour croit que la Vérificatrice générale du Québec a le devoir moral de porter une attention particulière à la requête de la Ville de Rivière-du-Loup et de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup dans le dossier de relocalisation du service de traversier vers Cacouna.
L’ancien député et ministre est convaincu que la démarche se doit d’être prise au sérieux, soulignant au passage la dureté du choix des mots qui sont utilisés dans la lettre.
« On parle d’une utilisation inappropriée de fonds publics, de gestion défaillante, d’incohérence, d’opacité décisionnelle, d’une approche coercitive, d’un refus d’accès aux documents, d’absence de transparence, de déficit récurrent de performance, de cas graves de mauvaise gestion et d’un cumul de zones d’ombre. En plus c’est une lettre qui est documentée », de préciser Jean D’Amour.
En raison du contexte et du fait qu’une société d’État soit directement visée, Jean D’Amour est convaincu que la Vérificatrice générale du Québec pourrait se plier à la demande de la Ville et de la Chambre de commerce d’ouvrir une enquête afin que lumière se fasse dans ce dossier.
« Sur une échelle de 0 à 10, il y a pas mal plus de chances qu’elle se penche là-dessus que non. Ce serait tellement décevant. Au moins, je pense qu’elle ne peut pas passer à côté d’une vérification préliminaire avant de se lancer dans une enquête », de préciser l’ancien député et ministre.