De passage au comité des pêches à Ottawa, la députée Marilène Gill a vivement interpellé la ministre des Pêches et des Océans, Joanne Thompson, sur plusieurs enjeux qui préoccupent les pêcheurs de la région.
Parmi les dossiers soulevés :
l’avenir du quai de Baie-Johan-Beetz, la fin du service Radio-Météo, la création de sous-zones de pêche… et surtout, l’abolition du programme de pêche sentinelle à la morue.
Selon Marilène Gill, il y a un décalage important entre le discours du ministère et la réalité sur le terrain.
Elle affirme que des pêcheurs sont envoyés dans des zones où il n’y a tout simplement aucune ressource, ce qui les force à travailler à perte, uniquement pour collecter des données.
Autre point chaud : la fin du programme de pêche sentinelle, en place depuis près de 30 ans.
Ce programme permettait non seulement de recueillir des données scientifiques, mais aussi de soutenir l’approvisionnement alimentaire de certaines communautés de la Basse-Côte-Nord.
Pour la députée, il s’agit d’un non-sens, qui met en péril à la fois la sécurité alimentaire et le gagne-pain des pêcheurs.
Elle critique aussi la coupure du service Radio-Météo, essentielle pour les pêcheurs en mer, surtout dans les zones sans réseau cellulaire.
Et du côté des infrastructures, comme le quai de Baie-Johan-Beetz, elle déplore que les consultations s’éternisent… sans résultats concrets.
Marilène Gill lance donc un message clair à Ottawa :
les décisions doivent se prendre avec les régions, et non à distance.
Elle invite d’ailleurs la ministre à venir constater la réalité des pêcheurs directement sur la Côte-Nord.