Le myriophylle à épis progresse rapidement dans le Grand marais Denis-Sylvain, au Domaine Taschereau – Parc Nature à Sainte-Marie, poussant le COBARIC à tirer la sonnette d’alarme et à solliciter des partenaires financiers pour intervenir.
Une étude d’avant-projet menée avec la firme FYTO confirme l’ampleur de l’envahissement et la nécessité d’agir sans délai. Cette première phase a permis de dresser un portrait précis de la situation écologique du marais.
Des travaux de terrain réalisés en 2025 ont notamment permis d’identifier une riche biodiversité. Six espèces de poissons et 157 espèces d’oiseaux ont été recensées sur le territoire. Les experts ont également cartographié 41 herbiers aquatiques. Ces herbiers ont été classés selon six niveaux d’envahissement variant de 0 % à 100 %.
Des orthophotos aériennes ont servi à visualiser l’étendue de la propagation. La présence du myriophylle à épis a été confirmée à des endroits stratégiques du marais. Notamment dans l’affluent et à l’exutoire, ce qui accentue les risques de dispersion.
L’étude a aussi permis d’évaluer les impacts sur les habitats naturels. Les effets sur la biodiversité locale sont jugés préoccupants. Cette plante envahissante réduit la lumière et l’oxygène dans l’eau. Ce phénomène menace directement la faune et la flore indigènes.

Le marais Denis-Sylvain constitue pourtant un milieu naturel d’une grande importance. Aménagé récemment, il couvre une superficie de 2,2 hectares. Il sert d’habitat essentiel à de nombreuses espèces animales et végétales. Le site joue aussi un rôle clé pour la migration et la reproduction des poissons. Sa protection est donc cruciale pour l’équilibre écologique régional.
Face à cette situation, un plan d’action concret a été élaboré. Celui-ci prévoit une intervention sur une période de trois ans, de 2026 à 2028. Deux techniques principales seront utilisées pour contrôler la plante. Le bâchage permettra d’étouffer les zones envahies. L’arrachage visera à retirer manuellement les plants problématiques. Les actions cibleront en priorité les secteurs les plus critiques. Un suivi régulier permettra d’ajuster les interventions au fil du temps.
L’objectif est d’assurer une efficacité durable des mesures mises en place. Le projet bénéficie déjà de soutiens financiers gouvernementaux et locaux. Cependant, sa réalisation dépend encore de nouveaux partenariats.
Le COBARIC invite ainsi les organisations à contribuer à la protection du marais et à la lutte contre les espèces envahissantes.