La Municipalité de Saint-Épiphane se dotera d’un règlement lui permettant d’avoir un meilleur contrôle sur l’état des bâtiments sur son territoire.

En lien avec un avis de motion déposé à la dernière séance du conseil, c’est en avril qu’on en fera l’adoption. Selon la mairesse Rachelle Caron, la nouvelle disposition légale donnera un outil supplémentaire aux élus pour contrer le laisser aller ou carrément l’abandon de propriété.

« Il y a un avis de motion qui a été donné à la dernière séance du conseil pour l’adoption du règlement sur l’entretien des bâtiments. À la suite de l’inventaire des bâtiments patrimoniaux qui était exigé par le gouvernement du Québec, dont la MRC a pris en charge de vérifier l’inventaire, à la prochaine séance de conseil du mois d’avril, on va adopter notre règlement sur l’entretien des bâtiments. Ça va nous donner ce qu’il faut pour pouvoir faire des interventions », de préciser la mairesse.

 

 

La Municipalité pourra réviser ladite liste qui comprend des maisons, des bâtiments de ferme ou même des croix de chemin pour soumettre des exclusions. Toutefois, la marge de manœuvre sera mince.

« On peut prendre cette liste-là puis vérifier s’il y a des bâtiments qui peuvent être enlevés, mais c’est quand même assez sévère comme règle. Mais s’il y a des éléments qui nous amènent à dire qu’on pourrait les enlever de cette liste-là, à ce moment-là, on va le faire », de poursuivre Rachelle Caron.

 

 

Concernant la station d’essence autonome, dont voudrait se doter Saint-Épiphane, le projet est retardé d’au moins un an. Les courts délais pour répondre aux exigences du programme de subvention Fond et ruralité, volet 5, sont venus freiner les élans de la Corporation de développement qui pilote le dossier.

« L’appel de projet est sorti à la mi-décembre, puis on avait jusqu’au 12 février. Ça fait que ça ne donnait même pas deux mois pour se préparer, pour présenter le projet, et avoir un dossier solide. On a dit qu’on allait attendre pour vraiment être plus prêts, pour monter un bon dossier. La population a répondu lundi soir, puis on a demandé s’il y avait des gens qui étaient volontaires pour travailler sur le projet, puis on a eu beaucoup de personnes qui ont donné leur nom », de confier Rachelle Caron.