En date du 23 mars 2026, le mouvement « Le communautaire à boutte » prend de l’ampleur alors que 33 organismes de Beauce-Etchemins réclament des engagements financiers durables de la part du gouvernement du Québec.

Du 23 mars au 2 avril, ce sont 1622 organismes communautaires à travers la province qui sont en grève pour dénoncer le sous-financement chronique du milieu. Dans la région de Chaudière-Appalaches, 42 organismes participent activement à la mobilisation, tandis que 84 organisations ont exprimé leur appui.

La situation est préoccupante en Beauce-Etchemins, où un organisme sur trois se dit en situation de précarité financière. L’inflation et le manque d’indexation fragilisent les ressources, au point de menacer la survie de certains services essentiels.

Avec ces deux semaines de grève, les organismes souhaitent démontrer l’impact majeur qu’auraient de potentielles fermetures. Ainsi, plusieurs activités régulières sont suspendues pour laisser place à des actions de mobilisation et de visibilité.

Certains services essentiels sont toutefois maintenus pour soutenir la population.

Même les organismes non en grève réduisent leurs services afin d’appuyer le mouvement.

Une manifestation est d’ailleurs prévue à Saint-Georges le 1er avril pour accentuer la pression sur les décideurs. Le mot d’ordre est clair : déranger et se faire voir afin de sensibiliser la population et les élus. À travers la région, diverses activités d’éducation populaire et de visibilité seront organisées. La mobilisation culminera le 2 avril devant l’Assemblée nationale à Québec. Des milliers de travailleuses et travailleurs communautaires y sont attendus, dont plusieurs provenant de Chaudière-Appalaches.

Les organismes revendiquent notamment de meilleures conditions de travail et un financement adéquat à leur mission. Ils demandent également une reconnaissance pleine de leur rôle essentiel dans le filet social québécois. La protection de leur autonomie et la fin du financement précaire font aussi partie des priorités.

Le mouvement, né récemment en Mauricie, a rapidement pris une ampleur provinciale. Il reflète une réalité partagée par de nombreuses régions du Québec.

Les organismes espèrent maintenant obtenir des engagements concrets pour assurer leur avenir et celui des services qu’ils offrent à la population.